Par Paul Arène, 1983
Broché, Très bon état
Français
AUBANEL
2-7006-0101-7
/ 304 pages / g
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Né à Sisteron le 26 juin 1843. Boursier au collège de cette ville, il prépare sa licence à Marseille sous le harnais du pion. Il vient à Paris, lâche l’Alma Mater et patronné par Mérard et Delvau pénètre dans les cafés littéraires. Il y connait entre autre Alphonse Daudet.
Un acte en vers le révèle au public en 1866 : Pierrot héritier. Il collabore aux “Lettres de mon Moulin” et au ” Parnassiculet contemporain”, satire des pontifes du Parnasse. Il écrit en 1868 son impérissable ” Jean des Figues”. Survient la guerre, il est capitaine de mobiles.
Paris l’attire à nouveau ; il vient s’y consoler d’un amour irréalisé. Ami de Gambetta, il entre à la “République Française”.
Pendant 25 ans la presse parisienne publie chaque semaine ses contes et chroniques. Presque tous les grands quotidiens virent sa signature.
Il fait de la critique dramatique, est un des promoteurs du mouvement cigalier, soutiens à Paris le Félibrige, mène la vie de bohème autour du Luxembourg et se retrempe de temps à autre en Provence, rencontrant souvent Théodore Aubanel, mais s’arrêtant plus longuement à Sisteron et à Antibes.
Ses amis le poussent à grouper ses contes. Il édite entre autre : “Au Bon Soleil, Le Cadeau des Six Capitaines, Contes de Paris et de Provence, Friquettes et Friquets, Les Ogresses, Le Midi Bouge”.
Il fixe sa rêverie dans une longue nouvelle dédiée à Charcot, son intime : ” La Chèvre d’Or” ; il voile de mélancolie son amertume dans une autre longue nouvelle : “Domnine”.
Il ne songe pas à grouper les 150 et quelques contes qu’il laisse enfouis ici et là dans les journaux, ni ses délicieuses poésies, ni ses vers provençaux, ni son théâtre. Il vit au café. C’est au Voltaire que ses amis, un certain soir, le convient et que l’un deux, officiellement délégué, lui remet la Légion d’Honneur.
Il meurt subitement à Antibes le 17 décembre 1896 dans une chambre d’hôtel. Ses amis provençaux l’y trouvent au pied de sa table, flambeaux allumés. Il écrivait son dernier conte destiné au “Journal”.