«Le lundi 7 juillet 1862, à l’aube, des cris affreux, en direction de la route de Saint-Remy et de la partie sud de la commune, parvenaient au village de Maillane. Les gens se précipitèrent et trouvèrent au Mas du Juge, le mas de Louis Mistral, une femme en larmes tenant dans ses bras le corps inerte et sanglant de son grand fils. Le malheureux avait mis fin à ses jours en se jetant par la fenêtre du grenier et s’était écrasé sur une table de pierre située à l’aplomb de celle-ci… »
A partir de ce fait divers, à l’origine de l’inspiration de Daudet, Vincent Clap nous invite à suivre la métamorphose de ce drame, depuis le récit publié dans « Les lettres de mon Moulin» jusqu’à sa représentation théâtrale. Paysages provençaux de Fontvieille et de Camargue, personnages et acteurs évoluant dans ce théâtre du XIX® siècle, contribution musicale de Georges Bizet, autant d’éléments d’analyse réunis dans ce dossier de l’ARLÉSIENNE.
La lecture passionnante d’une histoire singulière,
écrite comme un message d’amour :
« … un dimanche soir dans la cour du mas, la famille achevait de dîner. C’était presque un repas de noces. La fiancée n’y assistait pas, mais on avait bu à son honneur tout le temps.»