Par André Chamson , 1975
Broché, Très bon état
Français
Plon
/ 277 pages / g
10.00€
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Compagnon du silence pendant plus de quatre ans, résolu à ne pas laisser paraître une seule ligne de lui tant que les Hitlériens seraient maîtres de la France, maquisard, puis compagnon de la Reconquête avec la 1° Armée, André Chamson a publié, dès la fin de l’année 1945, les livres qu’il avait écrits pendant le temps de la servitude. Le Puits des Miracles est alors salué par une de ces presses exceptionnelles que François Mauriac qualifiait de « nécrologiques». En quelques mois, le livre était traduit dans tous les pays scandinaves, en Norvège, en Suède et au Dane-mark, en même temps que dans les pays qui avaient subi l’occupation hitlérienne : la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Bulgarie et I’U.R.S.S. Il est même traduit en langue allemande, comme pour éclairer le peuple qui a donné naissance aux S.S. et à la Gestapo sur ce qu’il a été et sur ce qu’il a fait au temps de la toute-puissance d’Hitler. Pendant la même période, le Dernier Village était traduit, lui aussi, au Brésil, en Tchécoslovaquie et au Portugal.
Le Dernier Village doit être considéré comme un simple reportage sur une des dernières tentatives de résistance faites, au cœur même du pays, après les grandes batailles perdues sur nos frontières, au printemps de l’année 40. Il n’en va pas de même avec le Puits des Miracles : c’est l’histoire hallucinée et hallucinante d’une petite ville de la zone sud qui fait penser à Montauban, au temps de l’occupation.
« Nous ferons lire ce livre aux petits-enfants de nos enfants ! » avaient déclaré la plupart des critiques au moment de la publication du Puits des Miracles.
Malgré ces prophéties, un sort malin semblait s’être acharné sur ce livre qui ne fut pas repris en édition de poche. On aurait dit qu’il avait été retiré du marché pour retourner au silence qui avait entouré ses origi-nes. Au sortir de la guerre, les lecteurs de ce livre ont sans doute entendu les cris de fureur qui le traversent Aujourd’hui, l’auteur voudrait que ses nouveaux lecteurs entendent surtout ce qu’il peut y avoir de tendresse dans ces souvenirs des temps maudits.